Nanou et Michel Raulin Viven, le 8 octobre 2009
Chemin de Coste
64450 VIVEN
Tél : 05 59 04 33 76 / 06 79 32 39 59
à
Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques
MAIF, service d’assistance juridique
A’liénor
Objet : Nuisances sonores induites actuellement par les travaux de la A65 et futurs lors de l’exploitation de la A65
et dont le moteur poussé à haut régime émet des bruits particulièrement stridents , les concerts de klaxon sur « l’air des lampions » , les nuages de
poussière …
Nous avons reçu récemment la visite de Monsieur Rossignol, laquelle faisait suite à de nombreuses plaintes émises vers les différents acteurs du chantier
- emails de 27 et 31 août adressés à M. Dulau,
- courrier recommandé adressé à EGIS le 9 septembre et adressé par email à M. Dulau et Mme Vadillo, le même jour,
- email du 17 septembre adressé à M. Dulau et sa réponse du même jour dont ,
- email du 29 septembre adressé à Monsieur Rossignol,
- email du 30 septembre adressé à Monsieur Rossignol.
Sans compter les nombreux les appels téléphoniques vers Monsieur Rossignol.
L’ensemble étant resté absolument sans effet.
Nous avons à nouveau fait part à Monsieur Rossignol de la très grave nuisance (impactant fortement notre qualité de vie mais aussi notre activité commerciale de Maison d'Hôtes) que nous avons à
supporter du fait du chantier A65 .
M. Rossignol a pu, de notre terrasse (où nous prenions nos repas une bonne partie de l'année) constaté tout cela même si, à ce moment là, le
vacarme n'était pas à son paroxysme.
Avant Monsieur Rossignol, Mme Vadillo et M Pézier (EGIS) avaient pu faire les même constatations ce qui amenaient ce dernier à écrire dans son email du 31/8 : "
Il se confirme que monsieur Raulin exploite un gîte et que ses clients annulent pour les raisons évoquées ci-après :
- le bruit des engins, qui effectivement est très perceptible (il semblerait d’ailleurs que le bruit se fasse entendre en dehors des heures légales 6h – 22h), qu’il s’agisse des alarmes de recul
ou des bull,
- la co-visibilité du chantier (qui est flagrante).
"
En dehors des nuisances que nous subissons dans le présent du fait du chantier, nous avons fait part à M. Rossignol de notre très forte préoccupation concernant la phase d'exploitation de l'autoroute. Cette préoccupation a été renforcé par les dispositifs (nous devrions dire la quasi-absence de dispositifs) anti-bruit
que Monsieur Rossignol nous a présentés pour le tronçon traversant Viven. Par ailleurs, nous avons fait part à Monsieur Rossignol de notre interrogation sur le merlon côté bois dont on peut
craindre qu'en plus de ne protéger que les animaux qui y vivent, il n'aggrave notre situation en créant un effet de réverbération du bruit dans notre direction.
Nous avons (à nouveau) demandé à M. Rossignol que soient réalisés des dispositifs destinés à nous protéger (ainsi que l'ensemble du village) du bruit de trafic :
- merlons : Monsieur Rossignol nous a répondu que le terrain nécessaire à leur réalisation n'était pas disponible ,
- murs anti-bruit : Monsieur Rossignol nous a répondu qu'ils ont un coût trop élevé et qu'Aliénor n'y était pas tenu du fait que l'A65 allait respecter les seuils réglementaires; nous vous avons
fait remarqué qu'il existe des jurisprudence tenant compte non pas du respect ou non des seuils mais de l'écart entre la situation préalable et celle résultant de la création de l'infrastructure
et que le coût de telles réalisation pendant le chantier devait certainement être moindre qu'après coup
- revêtement drainant destiné (entre autre) à réduire le bruit de roulement : Monsieur Rossignol nous a répondu que ces revêtement étaient endommagés par le gel; nous avons fait remarqué que nous
étions dans le Sud-Ouest de la France et que le nombre de jours de gel à Viven était peu élevé.
Globalement nous n'avons pas de préférence pour tel ou tel dispositif. A'lienor et Eiffage sont des professionnels à qui il revient de définir les moyens par lesquels les riverains doivent être
protégés mais à qui il revient également la responsabilité que ces riverains soient réellement protégés.
A l'issue de cette visite Monsieur Rossignol nous a annoncé qu’il allait établir un rapport et le transmettre pour voir si des mesures peuvent être prises.
Nous attendons ces informations et surtout des réalisations concrètes avec beaucoup d’impatience.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur, à l’expression de nos sentiments distingués.
Michel Raulin
Messieurs,
Nous sommes propriétaires d’une maison sise sur la commune de Viven et datant du 18e siècle, située à environ 500m (à vol d’oiseau) et en surplomb du tracé de l’A65. Nous y exploitons
une Maison d’Hôtes classée « 4 épis » par les Gîtes de France et figurant, entre autre, dans le Guide Maisons d’Hôtes de Charme (Ed. Rivages).
Pour rappel, nous avons, avant le début des travaux, attiré votre attention sur l’impact sur nos conditions de vie et d’exercice de notre activité, du chantier et de l’autoroute elle-même, vous
demandant de prendre les mesures pour que cet impact soit réduit par rapport à ce que nous voyions se profiler. Votre réponse (v/ref ER/st/08-627) n’apportait aucune réponse concrète à ces
préoccupations.
Aujourd’hui (en fait depuis le mois d’août avec un crescendo dont le paroxysme -temporaire, je le crains - a été atteint dans la soirée du mardi 6 et la journée complète du mardi 7 octobre 2009),
la situation est encore bien pire que ce que nous pouvions craindre : vacarme apocalyptique que nous devons supporter pendant plus de 16 heures par jour (les travaux se prolongeant au-delà de 22
heures supposé être la limite fixée par la dérogation préfectorale) généré par des engins de terrassement et des tombereaux roulant en convoi de 4 ou 5 (donc parfois jusqu’à 6 camions sur les 2
voies sur un tronçon de 200m) à des vitesses hallucinantes
Sans compter le danger représenté et les dégâts causés au revêtement routier par vos véhicules se déplaçant à vitesse excessive sur les routes des environs.